03.11.06

PREMIERE QUESTION

"Faire de l'art pour les gens qui n'aiment pas l'art, ça serait quoi ?"


Posté par donnedugout à 00:51 - Commentaires [11] - Permalien [#]


Commentaires sur PREMIERE QUESTION

    persuasion

    est-ce que l'on pourrait commencer par réfléchir sur l'idée de "persuasion" ?

    Posté par Yan, 03.11.06 à 19:22 | | Répondre
  • "persuasion"

    Bien, alors commençons par réflichir à ça.
    Pour toi, comment s'est établie la connexion entre "faire de l'art pour les gens qui n'aiment pas l'art" et l'idée de "persuasion"?
    J'aimerais comprendre à quel endroit se situe le glissement entre ses deux choses, faudrait-il persuader les gens de quelque chose pour qu'ils aiment l'art ? Si oui, de quoi doit on les persuader ?

    Posté par invisible, 04.11.06 à 16:06 | | Répondre
  • Elle se tient debout, mais n'arrive pas à marcher. Elle sent ses pieds, ses orteils, ses mollets, ses cuisses, mais elle est dans l'incapacité de les bouger. Alors elle attend que quelque chose se passe. Que tout prenne vie dans ses veines, que le sang afflue pour pouvoir sortir de cette immobilité. Pourtant, les mots qu'elle avait lus avaient un sens. Cette description voulait dire quelque chose, les phrases étaient vivantes, elles tournaient autour d'elle, lui donnant la migraine, la poussant à imaginer, à réaliser une vie, à exister. Mais tout s'était envolé quand elle avait enfin réussi à en prendre possession. Les mots et les phrases s'étaient effacés sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle n'avait même pas pu les effleurer et se sentir envahie de leur présence. Elle demeurait comme vide, abrutie par le rien. Même sa pensée disparaissait à mesure. Alors, elle regardait le sol, celui qui l'avait fait fantasmer une marche, un voyage, et qui maintenant la privait d'un espace dans lequel elle aurait pu vivre, heureuse. Ce sol qu'elle sent encore maintenant, sous la semelle épaisse de ses chaussures à lanières. Elle vit cela comme une privation. Il est là, inateignable, dur, froid, se moquant de ses croyances qu'elle a construites en accolant les lettres les unes aux autres. Grâce aux mots. Jamais elle n'aurait pensé que l'attente était synonyme de souffrance. Elle cherche comment prendre une probable fuite, mais elle est beaucoup trop loin pour rebrousser chemin. L'ennui la gagne. Sa respiration n'est plus qu'un rythme sans importance. La seconde devient dés lors le repère le plus capital qu'elle n'a jamais eu. Comment savoir si cela procure une suffisance assez grande pour ne pas sombrer dans un puit sans fond ? Si elle avait du choisir sa mort, elle n'aurait pas choisi celle-là. Elle pense qu'elle aurait choisi la simplicité. La belle simplicité, sans fioritures, celle qui sublime et rend les choses banales. Mourir dans la beauté, dans la contemplation des choses. Mais elle avait accepté une mort beaucoup plus difficile à assumer : finir sa vie en devenant une multitude de personnes à la fois, sauf elle.


    PREMIÈRE VERSION AXXXL : JUSQU'Où NOTRE REGARD A UN IMPACT SUR CE QUI NOUS ENTOURE ?

    RECTIFICATION : MÊME UN PASSANT A SON MOT À DIRE.

    Posté par axl, 05.11.06 à 21:03 | | Répondre
  • Si j'ai choisi de parler de persuasion c'était en fait plus pour faire une proposition "exagérée", j'ai surtout essayé d'introduir l'art par la porte qui me semblait être la moins probable, et par là je n'entends pas impossible.
    Suite à cette précision j'aimerais savoir avant d'entrer dans un/le débat, qu'est ce que l'on pourrait ajouer ou retirer à l'idée de persuader, pour qu'elle se métamorphose en "amener vers" ?

    Posté par Yan, 06.11.06 à 00:14 | | Répondre
  • persuader/amener vers

    persuader = amener quelqu'un à croire, à penser, à vouloir, à faire quelque chose, en jouant sur sa sensibilité, par voie de séduction.



    convaincre = amener quelqu'un à admettre une façon de penser ou de se conduire en lui exposant les raisons qu'il peut avoir de l'adopter.

    Posté par invisible, 06.11.06 à 16:29 | | Répondre
  • oui mais y aurait pas un petit quelque chose que le dictionnaire n'aurait pas pu nous faire passer

    Posté par Yan, 06.11.06 à 20:16 | | Répondre
  • de la séduction au raisonnement logique

    Après avoir relu avec plus d'attention les deux définitions qui précèdent je reviens, sur ce que j'ai dit avec un peu de hâte. Peut-être que ces dernières sont un bon début pour une confrontation entre deux issues possibles pour amener quelqu'un à s'intéresser à l'art même si la simple audition de ce mot (l'art) lui provoque des erruptions cutanées.
    Je propose donc un nouvel article plus orienté sur le débat "réflexion ou séduction, quelle est la meilleure façon d'amener les gens à l'art et à une véritable réflexion à son sujet ?".
    Mais cela ne nous empèche pas biensur d'amener de l'eau au moulin de cet article...

    A bon entendeur, à vous tous pour la suite.

    Posté par Yan, 07.11.06 à 16:16 | | Répondre
  • DE L'ART D'ÊTRE

    Pour ammener suite à tout cela, j'ai quelques questions :
    - Que peut ammener un tel débat ?
    - Qu'en faire ? (et je ne pose pas la question suivante : y a t'il une vie aprés la mort.)
    - Ce blog est-il suffisant ?
    - En tant que personne touchant de prés ou de loin le milieu de l'art, qu'est ce que l'art est devenu pour nous, artistes, aujourd'hui ?
    - Je rappelle que les gens, aujourd'hui, ont besoin de se divertir. Pourquoi ? (aller dans la dernière exposition à la mode, pour dire qu'on l'a vue, aller voir le dernier film de clint eastwood pour ne pas penser pendant 2 heures (JE RÉPÈTE : NE PAS PENSER), aller voir la dernière pièce de théâtre pour ne pas paraitre inculte, et se mettre au dernier rang pour piquer un somme ....). Pourquoi l'art est devenu paraitre ?
    - Pourquoi, quand on fait un sondage chez des personnes qui n'ont rien à voir avec ce milieu, vous répondent elles qu'elles n'y comprennent rien ? Pourquoi l'art aujourd'hui est devenu si hermétique à leurs yeux ?
    - Pourquoi ?
    - Et pourquoi je me pose toute ces questions ?

    Posté par axl, 10.11.06 à 03:25 | | Répondre
  • DE L'ART D'ÊTRE SUITE

    Il monte les escaliers, il les descend, il les monte, il les descend, il en peut plus, mais il le fait, comme toujours, il est là, toujours et irrémédiablement là, jamais absent, que les marches soient mouillées, pleines de flaques, ou simplement cirées, il est là, mais personne ne le remarque, personne ne lui dit franchement merci, alors il se tient debout, et attend qu'on l'appelle, qu'on lui demande un sevice, qu'on le regarde même du coin de l'oeil, il est toujours là, il sera toujours là pour eux, jamais il ne faillera à son devoir, c'est à lui que lui revient le droit de le faire, à personne d'autre, et ça ils le savent tous, enfin, c'est ce qu'il croit, de toute façon, cela n'a pas d'importance, parce que l'essentiel, c'est qu'il soit là et qu'il y reste, jusqu'à la fin, uniquement lui, et pas un autre, de tout façon, il n'a pas d'enfants, ça tombe bien, parce que même s'il en avait, il ne leur aurait pas donné le droit d'être là, à sa place, il ne les aurait pas aidés, il les aurait laissés crever sur le trottoir, comme des chiens, comme des riens du tout, et ça, il aurait aimé le faire, ça oui, il aurait aimé avoir au moins une fois la place de celui qui décide, qui a la main mise sur qui de droit, il aurait envoyé chier sa femme une bonne fois pour toutes en lui balançant le plat de nouilles à la gueule, parce que les nouilles, c'est al'dente, et pas trop cuites, et il aurait posé son cul sur le canapé, mis ses chaussures sur la table basse, lui aurait crié qu'il voulait une bière tout de suite !, mais ce n'était pas possible, parce que sa femme, elle était partie depuis longtemps déjà, avec le voisin de palier, alors son plat de nouilles, c'était dans sa gueule qu'il se l'envoyait, une fois par semaine, le jour des nouilles, le jeudi, c'était pour lui.

    Posté par axl, 10.11.06 à 03:32 | | Répondre
  • C'est bizard axl car tu poses une question et tu y réponds juste après, je pensais cela car tu veux savoir ce que l'art est devenu et après tu nous soumet un texte qui n'a rien d'un commentaire standard (et par là je ne veux pas dire qu'il n'a pas ça place ici), mais qui pour moi est simplement une réponse à ta propre question, plutôt peu banal cette proposition mais si tu as quelques précisions par rapport à cette façon d'agir...

    Posté par Yan, 10.11.06 à 21:16 | | Répondre
  • Qu'est-ce que le pendant de l'art ?

    Une autre question par rapport au fait de ne pas penser pendant un film de Clint ce bon vieux Clint, est ce que l'art a un "pendant" ? Est ce que l'on peux ne pas penser pendant l'art, voir pendant un film ?
    Et est-ce que d'habitude on pense pendant la projection des films, c'est à dire dans les salles de projection, c'est peut-être tout simplement que lorsque l'on est pendant deux heures dans une salle de cinéma, on ne pense pas l'art mais on est l'art ou on fait l'art, mais peut-être aussi que la réflexion sur un film ne se fait pas pendant sa projection, se pourrait-il que cela s'étende à ttes les autres formes d'art, à chaque forme d'art son "pendant" qui n'admet pas la réflexion mais autre chose. Cela ne veux pas dire que pendant une exposition de peintures, de photos, d'installations ou autre encore, on ne pense pas, mais tout simplement est ce que ces espaces et ces instants sont des "pendants" de l'art, voir sont dépendants mais ça c'était juste pour le jeu de mot.
    `À voir

    Posté par Yan, 10.11.06 à 21:42 | | Répondre
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